Le Niger a tout pour réussir

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jeudi 11 mai 2017

Des gestes simples pour limiter les délestages

"L'énergie est notre avenir, économisons-là"
Dans un contexte de délestages récurrents, conséquence d'une offre en électricité insuffisante, une compagne de sensibilisation s'avère nécessaire de la part du distributeur du courant dans le pays, la Nigelec en occurrence, pour inciter nos compatriotes à adopter des comportements responsables en matière d'utilisation de cette énergie qui se raréfie. Or, à ce jour, on enregistre aucune démarche allant dans ce sens.
Cette inertie me pousse, en tant que citoyen, de prodiguer quelques conseils à nos concitoyens, à travers une liste d’éco-gestes pour améliorer leur confort, baisser leur facture d’électricité et atténuer les délestages. Délestages trouvent souvent leurs sources dans les gaspillages de courant.

* Installez des prises multiples avec un bouton on-off afin de couper les appareils en veille. En effet, une chaîne hifi en veille pendant 4h consomme autant que si vous l’écoutez pendant 1heure
* Si vous ne regardez pas la télévision, éteignez là !
* Débranchez vos chargeurs s’ils ne sont pas utilisés
* Réglez votre ordinateur en mode économie d’énergie
* Adaptez l’éclairage en fonction de l’usage que vous en faites
* Éteindre les climatiseurs en dehors des heures de bureau
* Ayez le réflexe d’éteindre toutes les lumières lorsque vous sortez d’une pièce : trois ampoules de 75 W restant allumées pendant une soirée consomment l’équivalent d’une lessive à 60°C
* Ouvrez l’ensemble de vos rideaux et de vos volets lorsqu’il fait jour afin d’éviter de consommer de l'électricité
* N’utilisez pas de lampe halogène, elles consomment énormément. Sachez que même si vous diminuez de 50% l’intensité lumineuse, la lampe halogène consomme encore 75% d’électricité ; donc proportionnellement plus
* Optimisez l’éclairage en répartissant les sources de lumière.
* Etc.
Une liste de gestes, certes non exhaustive, mais simples à adopter, et avec de conséquences bénéfiques pour le consommateur. 

(Inspiré du site economiedenergie.fr)

dimanche 9 avril 2017

Valoriser l'Enseignant, c'est valoriser l'enseignement au Niger !

"La qualité de l’éducation peut être liée aux normes d’enseignement, qui sont elles-mêmes conditionnées par les exigences vis-à-vis des enseignants, la formation qu’ils reçoivent, les rôles qu’ils sont appelés à jouer et les ressources qui sont mises à leur disposition pour effectuer leurs tâches. "(Eurostat, 2014).

Depuis quelques années, on observe un certains laxisme dans la formation des enseignants du niveau primaire -  dans cet article nous nous sommes intéressés à ce niveau car nous estimons qu'il joue un rôle déterminant dans le cursus scolaire de chaque élève  -  comme en témoigne les données de la Banque Mondiale sur ce sujet :  seulement 50% des enseignants ont reçu une formation minimum (formation préalable ou en service) nécessaire à l'enseignement au niveau du primaire en 2014 (contre 97% en 1999).  A ce rythme, la baisse du niveau semble inéluctable et l'avenir du pays compromis.

jeudi 6 avril 2017

Accroitre les ressources publiques pour mieux faire face au défi du développement au Niger

« Jusqu’en 2013, l’Afrique est parvenue à augmenter ses recettes intérieures, ayant collecté 468 milliards USD de recettes fiscales et non fiscales cette année-là. Depuis cependant, ce chiffre ne cesse de s’éroder sur fond de chute des recettes tirées des ressources naturelles : en 2014, les pays d’Afrique ont collecté 461 milliards USD, soit un recul de 1.5 % en un an » (Perspectives Economiques en Afrique(PEA), 2016)


        Au Niger, malgré les difficultés dans les secteurs minier et pétrolier qui ont eu un impact baissier sur les recettes, celles-ci ont connu en 2015 « une progression de 13,5 % sur un an, reflet des progrès réalisés dans la collecte des recettes fiscales (+14,4 %) suite aux réformes des administrations douanières et fiscales mais également aux mesures liées à une taxation plus adaptée aux petites entreprises et la réduction des exonérations (PEA Niger, 2016). Cette performance a, par ailleurs, permis au Niger d’améliorer son taux de pression fiscale de 15,5 % en 2014 à 17,2 % dans la même année.

mercredi 27 juillet 2016

Le franc CFA et nos maux


"Sois compétitif et tu seras prospère"(Arnaud Leparmentier, 2015) 

L’arrimage du franc CFA à l’euro continue de susciter de "vifs" débats au sein de la communauté scientifique et politique issue des pays ou zones ayant adopté cette monnaie. Dernier rebondissement en date, les sorties de Kako Nubukpo, qui soulignait, en février et mars 2015, "la nécessité de repenser  et dénoncer la servitude volontaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) par rapport aux instances internationales régissant les politiques monétaires"(Le Monde, 2015). Le président du Tchad, Idriss Deby Itno,  affirmait en août 2015 à l’occasion de la fête de l’indépendance que le moment est venu de couper ce cordon qui empêche à l’Afrique de décoller.

lundi 20 juin 2016

Accélérer la diversification de économie

La décélération de la croissance économique en 2015, pour s’établir à 3.6 % (contre 7% en 2014) a mis évidence [ ou du moins a davantage confirmé] la dépendance de notre économie à la production pluviale. Et la diversification de l'économie s'amorce timidement en comparaison avec notre voisin, le Burkina Faso. Pourtant, le Niger dispose d’atouts qui vont lui permettre de devenir un acteur économique majeur dans la sous-région. Une diversification "accélérée" de son économie devrait lui permettre d'y parvenir. 
Voici quelques  "moteurs" de diversification recensés par une étude* de l'ONU par et dont l'application permettrait de réduire la vulnérabilité de nos pays aux chocs extérieurs et donc d'émerger "rapidement". 

* * Les gouvernements doivent établir un climat propice aux affaires (notre pays a fait de progrès remarquables dans ce secteur), notamment un cadre réglementaire porteur, des mesures d'incitation pour le commerce international et une aide aux pôles économiques qui contribuent à la diversification;

* * En raison de sa taille modeste et de ses difficultés d'accès aux capitaux, le secteur privé de l'Afrique a besoin de l'appui des pouvoirs publics pour tirer parti des opportunités, stimuler l'innovation et élargir ses activités;

* * Le développement d'activités locales de transformation des ressources naturelles est de nature à stimuler la diversification et les recettes minières peuvent financer d'autres secteurs d'activité.
Pour compenser la taille modeste des marchés nationaux, l'intégration régionale est indispensable, notamment en vue d'atténuer les obstacles qui freinent les échanges régionaux et d'investir dans l'infrastructure régionale.
* * Les capacités institutionnelles et les ressources humaines doivent être renforcées.

* L'étudet ainsi que d'autres documents sont disponibles à l'adresse suivante : http://www.un.org/africa/osaa/OSAA_NEPAD_OECD_partnership. (en anglais)
http://www.oecd.org/fr/daf/inv/investissementpourledeveloppement/afrique.htm

vendredi 3 juin 2016

Repenser notre mode de gouvernance!

Le gouvernement invoque très souvent la pression démographique pour expliquer son échec en matière de politiques économiques et sociales. Au point de vouloir la "réguler". Parallèlement, il s'octroie l'un des traitements/salaires le plus élevé au monde de sa catégorie, de surcroît dans un pays [pauvre matériellement]. A titre d'exemple, le PR perçoit environ 8 millions par mois. Le député, 2 millions. Tandis que le Smic est à 30000 fcfa environ.  Opacité oblige, les données sur le salaire/traitement de nos dirigeants peinent à "être rendues publiques". Chercher l'erreur! 

Sans oublier que les enfants sont un capital de richesse. En témoigne l'exemple chinois. 


La démocratie, c'est aussi pour un dirigeant ou un représentant du Peuple le fait de se priver d'un "luxe" au profit de ce dernier.

jeudi 5 mai 2016

Envois de fonds des migrants : la Diaspora nigérienne, est - elle moins généreuse?


« Les envois de fonds des migrants constituent une source importante et relativement stable de revenu pour des millions de familles, mais aussi de réserves de change pour de nombreux pays en développement (…) » (Augusto Lopez-Claros,2016)

Contrairement à l’Afrique subsaharienne qui a connu une croissance modeste de 1 % des envois de fonds en 2015, toutefois supérieure au résultat de 0,2 % en 2014, notre pays a enregistré une stagnation. Selon les prévisions de La Banque Mondiale (2016), « les transferts d’argent dans la région devraient s’intensifier et passer de 35,2 milliards de dollars en 2015 à 36 milliards cette année, soit une hausse de 3,4 % ».

Traditionnellement, les fonds de migrants nigériens se traduisent sous forme d’assistance  familiales, servent à financer des projets éducatifs (construction d’écoles), ou des œuvres caritatives (sociales) : aider les populations frappées par des catastrophes naturelles, financement des infrastructures de soin, etc. Actes certes louables et qui doivent s’inscrire dans la durée. Cependant, il existe aujourd’hui au Niger de nombreuses opportunités d’investissement. Beaucoup de start-up “fleurissent” dans les quatre coins du pays et ont un besoin de financement important. Il serait temps que la Diaspora s’organise pour apporter un soutien financier conséquent.                                                                                                                                                    
Rappelons enfin que les fonds envoyés par la diaspora nigérienne ont représenté 146 millions de dollars américains (soit 1,8% du PIB), contre respectivement 396 millions de dollars américains (3,2% du PIB Burkinabé)  et 895 millions de dollars américains (7,4% du PIB malien) pour ses homologues burkinabé et malienne, en 2014. Différences notables pouvant s’expliquer principalement par l’importance de ces deux communautés à l’Etranger. En Europe notamment.