Le Niger a tout pour réussir

Le Niger a tout pour réussir

Translate

Rechercher dans ce blog

jeudi 5 mai 2016

Envois de fonds des migrants : la Diaspora nigérienne, est - elle moins généreuse?


« Les envois de fonds des migrants constituent une source importante et relativement stable de revenu pour des millions de familles, mais aussi de réserves de change pour de nombreux pays en développement (…) » (Augusto Lopez-Claros,2016)

Contrairement à l’Afrique subsaharienne qui a connu une croissance modeste de 1 % des envois de fonds en 2015, toutefois supérieure au résultat de 0,2 % en 2014, notre pays a enregistré une stagnation. Selon les prévisions de La Banque Mondiale (2016), « les transferts d’argent dans la région devraient s’intensifier et passer de 35,2 milliards de dollars en 2015 à 36 milliards cette année, soit une hausse de 3,4 % ».

Traditionnellement, les fonds de migrants nigériens se traduisent sous forme d’assistance  familiales, servent à financer des projets éducatifs (construction d’écoles), ou des œuvres caritatives (sociales) : aider les populations frappées par des catastrophes naturelles, financement des infrastructures de soin, etc. Actes certes louables et qui doivent s’inscrire dans la durée. Cependant, il existe aujourd’hui au Niger de nombreuses opportunités d’investissement. Beaucoup de start-up “fleurissent” dans les quatre coins du pays et ont un besoin de financement important. Il serait temps que la Diaspora s’organise pour apporter un soutien financier conséquent.                                                                                                                                                    
Rappelons enfin que les fonds envoyés par la diaspora nigérienne ont représenté 146 millions de dollars américains (soit 1,8% du PIB), contre respectivement 396 millions de dollars américains (3,2% du PIB Burkinabé)  et 895 millions de dollars américains (7,4% du PIB malien) pour ses homologues burkinabé et malienne, en 2014. Différences notables pouvant s’expliquer principalement par l’importance de ces deux communautés à l’Etranger. En Europe notamment. 

mardi 5 janvier 2016

Pétrole pas cher dans le monde: Et si c'était le moment de réviser à la baisse le prix des carburants à la pompe au Niger ?

« L’énergie bon marché revitalise l’activité économique d’un pays ».

Pendant la dernière décade de décembre 2015, les prix de l’essence et du diesel ou gasoil ont atteint de niveau historiquement bas dans la majorité des pays Occidentaux. En France, pour ne citer que celle-ci, le litre de gasoil est [même] passé sous le seuil symbolique de 1 euro (655,957FCFA). Un niveau jamais atteint depuis juillet 2009 d’après Le Monde (2015).  Ce passage sous la barre de 1 euro est la traduction concrète de la chute des cours du pétrole. Une aubaine pour les automobilistes français. Mais moins pour leurs homologues nigériens. Cette « réjouissance » est inexistante au Niger. En effet, bien que le Niger soit exportateur net de produits pétroliers depuis novembre 2011, leur prix élevé (Super Sans Plomb : 540 FCFA /L Gasoil : 538FCFA/L, soit plus de la moitié du salaire journalier d’un salarié payé au SMIG : 30047FCFA mensuel) : ce qui les rend quasi-inaccessible pour la majorité des nigériens.

mardi 10 novembre 2015

Transformons les aléas climatiques en notre avantage!


Grillade avec un cuiseur solaire
Crédit Photo : B. Wassalké
Le Niger et les autres du Sahel (Mauritanie, Sénégal...) sont très exposés aux aléas climatiques et aux risques qui en découlent : mauvaises récoltes engendrées par une période de sécheresse, flambée des prix alimentaires après des phénomènes météorologiques extrêmes, recrudescence de maladies causées par des inondations et des vagues de chaleur : la déshydratation, un phénomène très négligé dans notre société, serait à l'origine de la mort subite observée chez beaucoup de nos concitoyens.

Loin d'être une fatalité, le changement climatique peut être aussi une source inopportunités. Autrement dit, on peut utiliser ces bouleversements à notre avantage. Beaucoup de pays nordiques, la Grande-Bretagne par exemple, ont su s'adapter et tirer profit en transformant les courants marins ou les vents forts en source d'énergie. D'où cette question : pourquoi ne pas utiliser l’ensoleillement quasi-permanent en notre faveur?  
D'aucuns diront que l'adaptation nécessite beaucoup de moyens, lesquels font défaut au Niger, et au delà en Afrique. Certes pour la construction de centrale solaire. Néanmoins, il existe des matériels utilisant le soleil pour fournir de l'énergie nécessaire à nos besoins quotidiens et qui sont relativement à notre portée : les panneaux et fours solaires. Nous nous appesantirons sur le four solaire. Et comme la majorité de la population nigérienne est pauvre,  l'Etat doit intervenir pour en faciliter l'accès.

mercredi 4 novembre 2015

Climat des affaires : Le Niger devient attractif, même si....


Les pays de l'UEMOA ont globalement amélioré leur rang
dans la facilité de faire les affaires dans le monde
 "Sois compétitif et tu seras prospère"(Arnaud Leparmentier, 2015) 


Le climat des affaires s'améliore au Niger. Le classement du "Doing Business'', publié fin octobre, confirme cette situation, hissant le Niger à la 160ème place ( sur 189) gagnant 4 places en 2016 dans ce tableau établi chaque année par la Banque Mondiale. Figurant parmi les pays ayant considérablement amélioré leur score, le Niger devient ainsi de plus en plus attractif, une situation dopée en grande partie par la décision gouvernementale de réduire les délais de création d'entreprise ainsi que les formalités d'investissements.


Cette performance du Niger n'a cependant réussi à améliorer le rang du pays au sein des huit (8) Etats membres de l'espace monétaire (Union économique et monétaire ouest africaine), où il ne dépasse que la Guinée Bissau. La Côte d'ivoire, première économie

samedi 17 octobre 2015

L'irrationalité, quand tu nous tiens!

Afficher l'image d'origine
L'Etat ne peut pas tout faire!

Les riches de certains quartiers chics de Niamey déboursent d'importantes sommes (70 millions de FCFA, voire davantage) pour s'offrir de voitures de luxe, notamment les 4x4, mais restent incapables de s'associer, mutualiser leurs énergies, moyens pour embellir leurs quartiers : rénover voire construire des routes, planter et entretenir des arbres, des fleurs le long des rues....
Dans un pays comme le nôtre, où les collectivités ont "quasi-démissionné" pour diverses raisons, développer des projets de quartier reste la panacée pour rendre agréable la vie des citoyens.

lundi 5 octobre 2015

L'extrême pauvreté dans le monde : Vers une baisse significative en 2015?

Pour la première fois et grâce à la mondialisation financière et réelle, le nombre de personnes dans le monde vivant dans l’extrême pauvreté (personne vivant avec moins de 1,90 dollar par jour) devrait passer sous la barre des 10 % en 2015, selon les prévisions de la Banque mondiale (BM)(2015).

L'Afrique Subsaharienne, à la traîne


Ce recul de pauvreté dans le monde contraste avec la situation de l'Afrique subsaharienne. En effet, cette dernière, empêtrée dans des problèmes inhérents à l'injustice sociale et des crises politiques, profite très peu de ce mouvement et concentre la moitié des pauvres du monde contre 15% en 1990; même si la tendance est à l'amélioration : entre 2012 (42,6% ) et 2015(35,2 %), 7,4% de sa population devrait sortir de l'extrême pauvreté, selon ces mêmes prévisions. Cela prouve que l’extrême pauvreté reste de loin une fatalité et que l'on peut y mettre fin. Quitte à nous [Subsahariens] d’œuvrer pour la bonne gouvernance.

Quid sur le Niger


Notre pays concentre le ratio le plus élevé de la pauvreté multidimensionnelle selon la BM. En cause, sa démographie galopante qui freine certains progrès réalisés. L'idéal pour nous serait d'inverser cette tendance en transformant notre forte population en atout et donc une source de croissance économique. Un objectif très ambitieux et tenable et surtout lorsque se réfère à la célèbre citation de Mao Zedong (homme politique chinois, 1893 - 1976) qui stipule qu"un Homme, c'est une bouche à nourrir, et deux bras pour travailler".

jeudi 1 octobre 2015

Pour une Tabaski responsable!

Le barbecue fait partie intégrante de nos comportements, surtout le jour de la fête de moutons, et nécessite une quantité importante de bois. L'effervescence inhérente à la fête nous fait oublier très souvent que ces grillades génèrent un coût environnemental considérable avec des conséquences indésirables sur notre mode de vie. Il est temps d'agir pour limiter notre exposition à l'avancée du désert, et au delà, le changement climatique.